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18 mars 2022

Paroles de Bons Samaritains

En résumé

Ils sont professeur, gestionnaire, ingénieure. Ils ont décidé de devenir « Bons Samaritains». Formés aux gestes de premiers secours, ils peuvent être appelés via une application - Staying Alive – en cas d’arrêt cardiaque signalé autour d’eux, pour intervenir en attendant l'arrivée des pompiers.

Les bons samaritains sont formés aux gestes qui sauvent
Les Bons Samaritains sont formés aux gestes de premiers secours.
© Stevica Mrdja EyeEm - Getty Images

Une appli pour sauver des vies

« Ah, ah, ah, stayin' alive… » Vous l’avez en tête ? Saviez-vous que ce tube des Bee Gees sorti en 1977 a le rythme idéal pour pratiquer un massage cardiaque ? Rien d'étonnant donc à ce que Paul Dardel, médecin urgentiste, ait choisi le nom de cette chanson pour baptiser son application soutenue par MAIF. 

Avec Staying Alive, quiconque muni d'un smartphone peut aujourd'hui géolocaliser les défibrillateurs les plus proches dans l’espace public. Mieux encore, si vous êtes formés aux premiers secours, vous pouvez vous inscrire comme Bon Samaritain.

En cas de malaise cardiaque sur la voie publique non loin de vous, le centre de traitement des appels 18-112 vous alertera, via l’application, pour vous inviter à vous rendre sur place et prodiguer les gestes de réanimation en attendant l’arrivée des secours.

« En cas de malaise cardiaque, neuf fois sur dix, les pompiers arrivent trop tard. Entre le moment où survient l’arrêt, l’appel des secours et leur arrivée, il se passe en moyenne 15 minutes. La victime a donc 9 chances sur 10 de ne pas s’en sortir si personne n’intervient avant pour lui faire un massage cardiaque. »

Colonel Xavier Pergaud, directeur départemental adjoint SDIS 32
Temps de survie après un arrêt cardiaque
Le rôle des Bons Samaritains est essentiel et peut porter à 40% les chances de survie d’une victime d’arrêt cardiaque.
© Bon Samaritain

À ce jour, on recense près de 185.000 Bons Samaritains dans 65 départements. Parmi eux, Céline, Julien et Léa. Ils nous racontent.

« Je partage beaucoup mon histoire sur les réseaux sociaux pour toucher le public de mon âge et les convaincre de se former aux premiers secours. »

Céline de Grooth, 25 ans, Toulouse

Être le premier maillon de la chaîne

Alors qu'elle regarde l'émission « Ça commence aujourd'hui » sur France 2, Céline est touchée par le témoignage d'un pompier qui parle des Bons Samaritains comme « des héros du quotidien».

« J'ai été formée aux gestes qui sauvent lors d'une formation pour encadrer une équipe de rugby à XIII. Je me suis dit que c’était un bon moyen d’aider les autres, d’être le premier maillon de la chaîne. »

Son alerte se déclenche pour la première fois en octobre 2020. « Les pompiers venaient d'installer le dispositif. J’ai été la première appelée en Haute-Garonne. » 

Céline de Grooth
Céline de Grooth passe actuellement les tests pour devenir pompier volontaire.
© Céline de Grooth

Lorsqu'elle arrive à l’adresse indiquée, la jeune professeure d'éducation physique s'inquiète de ce qu’elle va trouver derrière la porte. « J'ai hésité quelques secondes avant d’entrer. J'ai appelé les pompiers, qui m'ont rassurée et indiqué les gestes à mettre en place. »

Elle entre et trouve un homme allongé dans son lit, qui ne respire plus. « J’ai écarté les couvertures pour dégager son corps. Je m’apprêtais à commencer le massage cardiaque quand les pompiers sont arrivés. »

En rentrant chez elle, la jeune femme est secouée. « J'étais frustrée de ne pas avoir pu aider davantage, d’avoir mis du temps à reprendre mes esprits et pratiquer les gestes de premiers secours. Quelques jours plus tard, une infirmière m’a appelée pour prendre de mes nouvelles et les pompiers m’ont invitée à la caserne pour me remercier. » Depuis, Céline a décidé devenir pompier volontaire. « Cet événement a renforcé mon besoin de me sentir utile. »

« Je milite massivement pour que les gens autour de moi téléchargent l'application et se forment aux premiers secours. Nous en sommes tous capables. »

Julien Dumond, 25 ans, Paris
Julien Dumond
Julien est intervenu quatre fois en tant que Bon Samaritain.
© Julien Dumond

Prolonger son engagement au quotidien

Féru de secourisme depuis l’enfance, Julien est bénévole à la Protection Civile Paris Seine. Être Bon Samaritain est pour lui le prolongement naturel de son engagement.

« Le déclenchement Staying Alive qui m'a le plus marqué, c'est lorsque je suis intervenu au quatrième étage du bâtiment dans lequel je vis. »

« C'est typiquement pour ce genre de situation que j'ai voulu m'inscrire. Je n'aurais pas supporté l'idée qu'un arrêt cardiaque survienne non loin de moi sans que je puisse faire quoi que ce soit. »

Gestionnaire en assurance à la ville, il encourage régulièrement son entourage à rejoindre les rangs des Bons Samaritains, et pas seulement ceux qui ont un profil de secouriste.

« Tout le monde peut le faire. Pratiquer un massage cardiaque peut être impressionnant, mais la volonté de sauver une vie prend toujours le dessus. L’adrénaline nous pousse à agir, presque instinctivement. Et si l'on est perdu, un pompier est souvent là au téléphone pour nous guider. »

Des indications et des précisions sur les gestes à effectuer sont également rappelés dans l'application Staying Alive.

« Les gestes qui sauvent paraissent si simples quand on les apprend qu’on se dit que tout le monde devrait les connaître. Et une fois qu’on les connaît, on veut absolument se rendre utile en les pratiquant.»

Léa Bouard, 30 ans, Cugnaux

Assister une future maman en plein accouchement

C’est dans le cadre d’une formation pour devenir éducatrice sportive que Léa Bouard, ingénieure en informatique, s’est initiée aux premiers secours.

« L’un des pompiers de la formation m’a parlé du Bon Samaritain. J’ai aussitôt téléchargé l’application et je me suis inscrite. » Un an plus tard, une alarme retentit sur son téléphone. Un malaise cardiaque est signalé à 400 mètres de son domicile.

Léa Bouard
Léa est Bon Samaritain bénévole depuis 2020.
© Léa Bouard

« J’ai reçu un appel des pompiers m’annonçant qu’il ne s’agissait pas d’un arrêt cardiaque, mais d’un accouchement. Quand je suis arrivée, la femme tenait quasiment son bébé par les pieds ! Heureusement, je ne suis restée que quelques minutes seule avec elle, un autre Bon samaritain, médecin traitant, est rapidement arrivé. Je lui tenais le téléphone à l’oreille pendant qu’il suivait les instructions des urgences pédiatriques à l’autre bout du fil.

La maman et son bébé ont ensuite été transportés à l’hôpital et sont aujourd’hui sains et saufs.

Cette expérience m’a encouragée à parler de l'application autour de moi : contrairement à ce que l’on croit, il n’est pas compliqué de se former aux premiers secours. Et quand je pense à mes proches qui vivent loin de moi, cela me rassure de me dire qu’il y a près d’eux de Bons samaritains prêts à intervenir. »

Porter secours

Comment devenir un Bon Samaritain ?

Comme Léa, Julien et Céline, vous souhaitez aider les secours à sauver des vies ? Inscrivez-vous directement sur le site du Bon Samaritain ou téléchargez l'application Staying Alive.

Télécharger l'application
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Vous n'êtes pas formé aux gestes qui sauvent ?

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