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18 novembre 2022

Risques naturels et résilience : ça passe aussi par moi !

En résumé

Inondations et tempêtes se succèdent. Une journée pour mieux se préparer vient d'être instaurée. Centrée sur la résilience face aux risques naturels et technologiques, elle se tient désormais tous les 13 octobre, et concerne chacun d’entre nous.

Des habitants évacuent un quartier inondé avec l'aide des secours
Face aux catastrophes naturelles, l’anticipation, la préparation et l’implication des citoyens sont des facteurs importants de résilience.
© Darri/MAIF

Risques naturels majeurs, de quoi parle-t-on ?

Tempêtes, inondations ou feux de forêt… On parle de risques naturels majeurs pour qualifier ces aléas lorsqu’ils menacent nos lieux de vie ou nos biens. Un Français sur quatre est exposé à au moins un risque naturel*. Le point commun de ces aléas c’est, hélas, leur sensibilité au changement climatique. Ces dix dernières années, les événements météorologiques extrêmes ont quadruplé en France : de 124 recensés en 2011 à 597 en 2021 ! Et l’année 2022 appuie encore la tendance : À la MAIF, à la fin du mois d’août, nous avions déjà enregistré plus de 100 400 dossiers climatiques dont plus de 76 000 liés aux seuls orages d’été. C’est un record ! , confirme Franck Schirru, directeur de l’activité Sinistres au sein de notre mutuelle d’assurance.

Développer notre culture du risque

Face à ces enjeux, nos sociétés ont misé depuis longtemps sur des équipements de défense : digues, barrages ou aménagements parasismiques. Ces solutions ne suffisent cependant pas toujours à contrer l’aléa et nous en préserver. Il faut admettre que les risques majeurs ne touchent pas que les autres et développer la culture du risque chez nos concitoyens. Il ne s’agit ni d’être négatif ni de faire peur, mais au contraire, de prendre conscience qu’on peut tous agir pour les réduire , plaide Julien Carivenc, formateur secouriste et président de la délégation du Tarn du Centre national des réserves communales de sécurité civile (CNRCSC), fédération aujourd’hui partenaire du dispositif PrévEntraide que pilote l'association Prévention MAIF pour sensibiliser la population à la culture du risque. Le 13 octobre dernier, il animait une réunion d’information sur les risques majeurs, à la demande de notre délégation d’Albi et de nos sociétaires militants. Nous voulions offrir aux sociétaires un temps de réflexion autour des risques climatiques qui touchent notre territoire, tout en leur rappelant comment nous, citoyens, pouvons nous protéger et mieux les surmonter , explique Pablo Dupuis, sociétaire et militant MAIF.

Se préparer à réagir en cas d’alerte

Avoir connaissance du risque est nécessaire mais ne suffit pas à s’en protéger. Il nous faut apprendre à réagir en cas d’alerte pour ne pas s’exposer, en renonçant par exemple à sortir de chez soi en cas de très grosses pluies. 

Conférence MAIF sur les risques majeurs à Albi dans le cadre de la journée
Le 13 octobre dernier, Julien Carivenc a fait réfléchir nos sociétaires d’Albi (et alentours) sur le phénomène des risques majeurs et les moyens de s’en prémunir.
© Vincent Nguyen/MAIF

 La bonne démarche, c’est de s’informer et de s’organiser. Le risque majeur est un phénomène assez rare mais il occasionne beaucoup de dégâts. Cela signifie que, même préparées, les forces d’intervention seront mises à mal et qu’elles devront agir en priorité là où les enjeux sont les plus forts. Si on vous demande de préparer un kit de secours, faites-le ! Vous pourrez ainsi éviter d’ajouter des difficultés mineures à une problématique majeure. Face à un événement grave, la première réponse est individuelle. Mais elle s’inscrit dans un schéma collectif qui ne s’improvise pas.

13 octobre, journée nationale de la résilience

La France a adapté la journée internationale pour la réduction des risques de catastrophes de l’ONU, fixée chaque 13 octobre, pour en faire un rendez-vous national autour de la résilience. Partie prenante de cette première journée de mobilisation en 2022, l’association Prévention MAIF a ainsi animé une cinquantaine d’événements aux côtés des communes ou dans les écoles pour sensibiliser le public aux risques et diffuser de bonnes pratiques, en métropole et en outre-mer.
 

Plan communal de sauvegarde : tous concernés !

En France, chaque commune soumise à un risque naturel ou technologique est tenue de constituer un Plan communal de sauvegarde (PCS). C’est au maire qu’il revient de l’élaborer mais chacun d’entre nous est en fait concerné. C’est un document qui détaille de façon très opérationnelle l’organisation prévue pour protéger, soutenir et alerter la population. Il recense aussi les enjeux, les personnes vulnérables et établit les mesures spécifiques les concernant. Depuis la publication du décret d’application de la loi Matras, le 20 juin 2022, le PCS doit inclure un document dédié à l’information des habitants de la commune. Ce document, qu’on appelle le Dicrim, doit leur présenter les mesures de prévention existantes, les comportements d’urgence à adopter et les informer des événements significatifs survenus dans le passé , précise Julien Carivenc.
 

Impliquer les citoyens dans la sécurité  

À Trévien où il est conseiller municipal, Julien Carivenc a aussi œuvré à la mise en place d’une réserve communale de sécurité civile. Lorsque j’ai été élu, je me suis demandé comment diffuser la culture du risque. J’ai alors découvert une circulaire du ministère de l’Intérieur permettant de constituer dans chaque commune une équipe de citoyens formés, mobilisable par le maire pour alerter la population, l’évacuer et l’accueillir en lieu sûr.
Le dispositif existe depuis près de 20 ans et même si le récent décret le remet en avant, il reste peu connu. Son avantage est pourtant indéniable, notamment en zone rurale, estime Julien Carivenc : Une réserve rassemble des citoyens du cru qui connaissent la population et la topographie des lieux. À ce titre, elle peut apporter des informations précieuses aux services d’intervention qui arrivent de l’extérieur. Sa contribution peut aussi s’avérer décisive après le sinistre quand vient le temps de débriefer mais aussi de rassurer.

SOLUTION MAIF

Offrir ou demander de l’aide avec PrévEntraide

Au-delà de l'action des autorités et des secours, la solidarité et l'entraide prennent évidemment tout leur sens en cas de crise. Imaginé par les sociétaires MAIF dès 2016, PrévEntraide rapproche les personnes touchées de ceux qui, sur place, pourraient les aider. Hébergement, transport, coups de main… Son site internet, géré par l’association Prévention MAIF, permet à tout le monde (individu, entreprise, association) de proposer des services gratuits aux sinistrés.

Découvrir l’application
Illustration conseils de prévention MAIF

MAIF à vos côtés en cas d’événement grave 

À la MAIF nous disposons également d’un plan d’action d’urgence pour accompagner nos sociétaires lorsqu’un événement de grande ampleur se produit. Nous l’appelons Pegase, pour Plan d’entreprise pour la gestion des accidents et situations exceptionnelles. En France métropolitaine ou en outre-mer, il nous permet de mobiliser à la fois nos salariés et nos sociétaires militants lorsque cela s’avère utile. 

2700
heures
supplémentaires

Cet été 2022, quelque 2 700 heures supplémentaires ont été effectuées par des conseillers et gestionnaires MAIF pour prendre en charge les appels puis traiter les dossiers des sociétaires victimes de tempêtes, orages ou inondations.

En juin dernier, une nouvelle équipe de vingt salariés a ainsi été constituée en quelques jours à Toulouse afin de renforcer les effectifs de soutien habituellement mobilisés en cas d’alerte Pegase. Dix-huit personnes ont notamment été recrutées en urgence pour soulager les salariés mobilisés d’une partie de leurs missions. Notre centre de soutien est désormais rodé sur ce type d’événements. Les collaborateurs concernés estiment que c’est le cœur de leur métier d’être là après un événement climatique d’ampleur afin d'aider les sociétaires , témoigne Anthony Ferre, responsable d’un de nos centres de gestion, situé à Aix-en-Provence.

*Source : Mission sur la transparence, l’information et la participation de tous à la gestion des risques majeurs, technologiques ou naturels, confiée par le ministère de la Transition écologique à Fred Courant et publiée en juin 2021.