En devenant “JEM” - Jeune Étudiant Militant – avec MAIF, il est désormais...
Agissons ensemble pour le mieux commun
Près de 2,5 millions de Français ont déjà participé à une course de pleine nature. C’est une bonne nouvelle pour la pratique sportive et les territoires, mais un défi grandissant pour les milieux naturels.
« Passer plus de temps dehors pour comprendre la nature et avoir envie de la protéger ». Pour Florian Fiquet, aventurier MAIF Sport Planète, sortir de chez soi est l’une des solutions aux problèmes écologiques de notre temps. S’il dit vrai, les 47 athlètes formant les équipes de France de trail sont de parfaits ambassadeurs de la cause. Chacun d’eux court au minimum 15 h par semaine dans la nature ! Réunis au centre sportif d’altitude de Briançon pour préparer les championnats d’Europe offroad (du 5 au 7 juin 2026 à Kamnik – Slovénie), ces sportifs d’exception ont multiplié les sorties en montagne. Y compris en ce jeudi de l’Ascension, où le printemps semble retombé en hiver. Qu’à cela ne tienne ! Vêtus -et vêtues- comme pour se rendre à la plage, les athlètes s’élancent dans le brouillard pour une session de 36 km… Rendez-vous est donné au km 22 pour un ravitaillement. À l’heure prévue, les quatre garçons déboulent sur la route de montagne, dans un vent glacial. À peine transpirants, hilares, ils prennent tout juste le temps d’avaler une barre protéinée. Remarquent « qu’il fait un peu frisquet », enfilent une couche supplémentaire et repartent dans la brume. Encore 14 km à courir, alors que la pluie se met à tomber... Les quatre filles arrivent vingt secondes plus tard, tout aussi enthousiastes et rigolardes. Fanas de l’effort, quelles que soient les conditions météo, ces athlètes mènent une vie à part…
L’entraînement à Briançon a été utile : dans des conditions météo dantesques, très proches de celles de Briançon, nos athlètes tricolores ont récolté 17 médailles individuelles et collectives.
Mention spéciale aux U20 masculins : ils réussissent une course quasi-parfaite en montée sèche (9 km - 1 280 m D+) en se plaçant 1, 2, 3 et 5 en individuels !
Dans l’épreuve masculine de trail (53 km – 2 450 m D + et D -), Frédéric Tranchant s’impose avec près de 5 minutes d’avance.
À 17h00, après une sieste bien méritée, un massage et une séance photo, les Bleus ont rendez-vous avec Florian Fiquet. Aventurier MAIF Sport Planète et créateur de contenus, il consacre sa vie à la sensibilisation des sportifs aux causes environnementales. Bâtons de marche en mains, il enchaîne les randonnées pédestres dans les espaces protégés. Avec 142 000 abonnés à son compte Instagram, son influence est grandissante. C’est la première fois qu’il rencontre des athlètes de haut niveau. Dans son introduction, Florian prend le soin de rappeler que le trail est l’une des disciplines sportives les moins polluantes. Mais que se passe-t-il quand 100, 1 000, 10 000 coureurs se succèdent sur le même chemin de pleine nature ? Les Bleus lui partagent leur expérience, sans langue de bois Chacun y va de sa réflexion, de son anecdote ou de son conseil. « Le trail est une discipline très récente et son développement est extraordinaire. Pas moins de 13 000 épreuves sont organisées chaque année en France, toutes distances confondues » décompte Jean Gracia, président de la fédération française d’athlétisme. Environ 2,5 millions de Français se sont déjà alignés au départ d’une course. Les inscriptions s'arrachent en quelques heures, les événements affichent complet plusieurs mois à l'avance… C’est une manne pour les collectivités.. « J’ai vu grandir la taille des parkings, ça n’a plus rien à voir avec ce que j’ai connu dans mon enfance » témoigne une jeune athlète. L’essor du trail est palpable, visible, rentable. Pour le bien de la planète et de ses habitants, il faut en limiter les effets négatifs ! Dans certains secteurs très fréquentés, l'érosion des sentiers s'accélère. La végétation est fragilisée par le piétinement et les espèces animales sont perturbées par une présence humaine croissante. Les déplacements liés aux compétitions constituent également une part importante de l'empreinte environnementale des événements.
1. Rester sur les sentiers balisés
Sortir des chemins peut sembler anodin. Pourtant, ces écarts répétés créent des traces parallèles, fragilisent les sols et accélèrent l'érosion.
Les animaux sauvages sont également habitués à la présence humaine sur les itinéraires autorisés. En dehors de ces zones, vous risquez de les déranger.
2. Rapporter tous ses déchets
Un emballage oublié reste un déchet, surtout en montagne.Les règles des compétitions sanctionnent sévèrement les abandons de déchets, mais chacun doit également veiller à sécuriser ses emballages, gels ou barres énergétiques pendant l'effort.
3. Faire preuve de discrétion sur les réseaux sociaux
Partager un paysage exceptionnel est tentant. Mais la diffusion massive de certains lieux fragiles peut provoquer une surfréquentation difficilement supportable pour les écosystèmes. Parfois, protéger un site consiste simplement à ne pas révéler sa localisation exacte.
4. Limiter les nuisances sonores
La montagne n'est pas un stade. Cris, musique diffusée à fort volume ou sonorisation excessive perturbent la faune et dégradent l'expérience recherchée par de nombreux pratiquants.
5. Respecter les horaires
La faune est particulièrement active à l'aube, au crépuscule et durant la nuit. Courir à ces moments peut accroître leur stress, notamment dans les secteurs sensibles ou protégés. Il est donc important de respecter les recommandations locales.
Nous accompagnons ces sept aventuriers...
Lire l'articleRecrutés sur leur motivation, leur parcours personnel et leur envie de partager leurs convictions écologiques, les sept aventuriers Sport Planète vont vivre un été très chargé, à la rencontre des publics MAIF.
Au-delà de la pression humaine, les trailers constatent eux-mêmes que le changement climatique transforme leurs terrains de jeu. « On ne peut plus faire de ski de fond dans mon coin », « Il est devenu interdit de courir dans certaines zones menacées par le feu », « Les bénévoles souffrent sous le soleil ». Appelés à s’exprimer sur le réchauffement climatique, les Bleus multiplient les témoignages. Les autorités médicales déconseillent la pratique sportive au-delà de 32 °C. Mais comment prendre ce conseil au sérieux quand on vise le très haut niveau ? Habitués au froid et à la pluie, durs au mal, les trailers composent désormais avec les chaleurs caniculaires. « La résistance à la chaleur devient un facteur de performance, je l’ai intégrée à mon entraînement » concède un jeune athlète. Suivi de près par un staff médical aux petits soins, le team France est sans doute à l’abri des accidents. Le commun des trailers doit faire plus attention et ne pas se surestimer. D’autant plus que le certificat médical obligatoire n’existe plus. Depuis deux ans, il a été remplacé par le Pass Prévention Santé, qui repose sur la responsabilité individuelle de chacun et non plus sur l’avis du médecin traitant. Si votre âge où vos antécédents médicaux le justifient, une visite chez le cardiologue est fortement recommandée avant de prendre le départ !
Si vous adhérez à un club affilié à la fédération française d’athlétisme, votre licence embarque une assurance en responsabilité civile (pour les dommages causés à autrui) et un premier niveau d’assurance corporelle.
En option, votre club vous proposera une assurance corporelle renforcée qui sera utile en cas d’accident entraînant une invalidité temporaire ou permanente.
Cette souscription optionnelle n’est pas utile si votre foyer est déjà équipé de notre assurance MAIF de la vie quotidienne et des loisirs (Praxis Solutions)
Précision importante : les contrats d’assurance corporelle couvrent les conséquences des dommages accidentels (chute, entorse, collision…). Les blessures d’usure ou de surentraînement (tendinite…) sont exclues.
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