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5 janvier 2023

10 % pour la planète

Face à l’urgence environnementale, nous avons décidé d’allouer désormais 10 % de notre résultat annuel à la planète. Pour cette année, cela représente 10 millions d’euros. Nous financerons en priorité des actions de régénération du milieu naturel, tout en aidant nos sociétaires les plus vulnérables à se protéger.

Le centre-ville de Trèbes (Aude) inondé en octobre 2018.
Le centre-ville de Trèbes (Aude) inondé en octobre 2018 : notre dividende écologique permettra d’aider les collectivités locales à financer des travaux de prévention des inondations.
© Idriss BIGOU-GILLES/MAIF
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Demandes de financement

Nos équipes travaillent actuellement sur la mise en place opérationnelle du dividende écologique, notamment pour la sélection des projets à soutenir. A ce stade, nous ne pouvons pas répondre à vos nombreuses sollicitations. Nous reviendrons vers vous dès que possible pour vous donner de la visibilité sur les critères d’éligibilité.

 Une décision historique 

MAIF est la première entreprise française d'assurance à créer un dividende écologique pour reverser chaque année une partie de ses bénéfices à la planète.  C’est une décision historique dont nous sommes très fiers et qui engage toutes les filiales de notre groupe, annonce Pascal Demurger, directeur général du groupe MAIF. Comme entreprise à mission, nous avons le devoir de montrer la voie. Face à la gravité du dérèglement climatique et à l’ampleur de la destruction de la biodiversité, on voit bien que réduire ses émissions et son empreinte écologique ne suffit plus. Il nous paraissait inconcevable de ne pas renforcer nos actions. 

MAIF, investisseur engagé pour le climat

Le dividende écologique n’est pas notre seule façon d’agir au service du climat. Comme investisseur, nous avons la responsabilité de plus de 20 milliards d’euros. Pour atteindre l’objectif des accords de Paris, nous avons retiré tous nos investissements en direct des entreprises des secteurs du charbon et du pétrole.

Lire notre article

Réparer la planète

Dès l'origine de notre modèle, fondé sur la solidarité de la communauté, nous avons voulu nous engager et affronter les défis de notre temps. Celui qui nous attend aujourd’hui est immense : il faut réparer la planète. Le temps où nous pouvions encore parler du réchauffement climatique avec distance est révolu.  Les quantités de CO2 accumulées dans l’atmosphère sont telles que nous ne vivrons pas assez longtemps pour assister au refroidissement du climat mondial. La seule chose que nous puissions faire, c’est limiter l’amplitude du réchauffement , rappelle François Gemenne, l’un des rédacteurs principaux des rapports du GIEC. Plus grave encore, la biodiversité est menacée. La sécheresse de l’an passé nous a donné un aperçu de ce qui nous attend pour les décennies à venir. Entre pollutions et canicules, les indicateurs de santé des écosystèmes terrestres et océaniques atteignent ou dépassent les seuils d’alerte.  

Le chaud et le froid

En novembre 2022, de passage dans nos locaux, Patrick Marlière (Agate Météo) a témoigné de son expérience.  Je n’ai jamais vu de quantités d’eau aussi importantes sous les orages. Plus il fera chaud en été, plus les orages d’automne seront violents. On atteint des seuils de 500 litres d’eau au mètre carré, ce qui semblait invraisemblable il y a quelques années.  Le réchauffement climatique conduit à un accroissement global du taux d’humidité. Il pleut davantage à l’échelle planétaire mais les précipitations sont mal réparties. En France, il fait globalement plus chaud et plus sec tandis que les épisodes de grêle sont plus fréquents et intenses.
 

80 000 voitures chez le carrossier

Notre communauté d’assureurs-assurés est directement concernée par le réchauffement climatique. Depuis 1945, notre pays s’est transformé en grignotant les espaces naturels pour mieux étendre les villes. Cette densité urbaine est le premier facteur de l’envolée des coûts d’indemnisation des événements climatiques. Ainsi, le 20 juin 2022 en Gironde, il a suffi d’une seule journée de grêle pour envoyer 80 000 voitures chez le carrossier.  En 1980, les événements climatiques coûtaient environ un milliard d’euros chaque année. Au fil des décennies, à inflation constante, nous sommes passés à 2 puis à 3 milliards d’euros , rappelle José Bardaji, directeur des statistiques de France Assureurs*. Il faudra bientôt ajouter le coût de la montée des océans : le risque de submersion menace désormais une centaine de communes françaises du littoral. En croisant toutes ces données, la facture globale devrait doubler d’ici 2050. 

* Instance de représentation des assureurs français.

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Futurs propriétaires : quels risques aux alentours ?

Vous avez passé de longs mois à trouver la maison de vos rêves. Votre emprunt est accepté, vous êtes sur un nuage. Mais le notaire, à la signature de la vente, vous annonce que votre futur logement est soumis à un fort risque d’inondation... Aurez-vous la force de reculer ? En créant notre service gratuit Aux alentours, nous vous aidons à anticiper. Avant même de le visiter, tapez l’adresse du bien convoité : le module affiche tous les risques auxquels il est exposé. En bonus, vous trouverez la liste des écoles, commodités et services situés à proximité. Aucun risque de se tromper ! 

Aux alentours
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enfants dans une classe
Le 11 octobre 2022, à Aubagne (13), à l’initiative de l’association Prévention MAIF, les élèves de l’école Paul Éluard s’initient à la résilience face aux risques naturels.
© Stephane Ferrer Yulianti/MAIF

Devenir un peu Japonais

Depuis 1990, le 13 octobre est la journée mondiale de réduction des risques de catastrophe. Une date quasi inconnue en France, que l’association Prévention MAIF a décidé d’inscrire à son calendrier. En 2022, ses actions ont permis de sensibiliser 4 500 participants, en grande partie dans le milieu scolaire.  Entre nous, nous l’avons appelée "journée japonaise" car c’est au Japon que la culture du risque est la plus développée. C’est un état d’esprit qui nous manque en France. Peut-être par excès d’optimisme ou de fatalisme ? questionne Nicolas Courjaud, directeur de l’association. Être Japonais, dans ce contexte, c’est prendre conscience du risque pour mieux prévenir et agir. C’est un axe que nous souhaitons développer auprès des collectivités locales et des familles, d’autant que nous venons de signer un partenariat avec la direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises. Nous bénéficierons d’une partie du dividende écologique pour mettre ces actions sur pied. 

Kit d’urgence : tenir 72 h

Imaginez votre ville envahie par les flots. Il n’y a plus de courant électrique, ni d’eau au robinet. Les pompiers sont surchargés et invitent chacun à rester chez soi pour ne pas gêner leur travail. Ce scénario, beaucoup de Français l’ont expérimenté au moins une fois dans leur vie. Habitants de zones à risque, tenez-vous prêts ! Et stockez au sec le kit d’urgence qui vous permettra de tenir 72 heures en confinement.

Que mettre dans ce kit ?

Tous les sociétaires ne sont pas égaux devant le risque climatique

La France, par son système d’indemnisation public/privé à trois étages, fait exception. En 1982, l’État s’est en effet joint aux assureurs et réassureurs pour réparer ce que les événements naturels ont détruit. Ce régime d’indemnisation, presque unique au monde, pourrait cependant montrer ses limites en cas de catastrophes à répétition. À l’échelle planétaire, des régions entières commencent d’ailleurs à être désertées par les assureurs : le niveau de cotisation exigible y atteindrait des sommets hors de portée des ménages.  C’est pour cela que notre dividende écologique doit aussi agir au service de la prévention, en solidarité avec nos sociétaires les plus vulnérables, souligne Yves Pellicier, président de la MAIF. Les modalités précises restent à définir, mais l’intention est là et bien présente. Par exemple, en France, les citoyens exposés au risque d’inondation peuvent bénéficier du fonds Barnier*. Avec notre dividende écologique, nous pourrions compléter cette aide publique pour nos sociétaires les plus vulnérables**, sous forme de prêt gratuit ou d’aide directe.  En amont, nos militants ou les bénévoles de Prévention MAIF pourraient aussi aider ces mêmes sociétaires à remplir leur dossier de sollicitation du fonds Barnier. 

* Créé en 1995, le fonds Barnier finance des travaux de prévention pour les particuliers, entreprises et collectivités locales à hauteur de 80 % du montant total à concurrence d’environ 25 000 €. Il finance également des mesures d’expropriation des logements les plus exposés. En octobre 2020, après la crue catastrophique des vallées de La Roya-Vésubie, il a aidé au relogement des habitants dont la maison avait été emportée par les flots.

** En fonction de plusieurs critères, encore en cours de définition. Par exemple : une forte exposition au risque (inondation, submersion, sécheresse...), ancienneté MAIF, résidence principale, revenu fiscal de référence...

les jardins MAIF à Niort
Zéro produits phytosanitaires, aéré, arboré et fleuri : entre rocade et Sèvre niortaise, le jardin du siège social MAIF, à Niort, est un havre de biodiversité.
© Alex Giraud/MAIF

Régénérer la nature

Gilles Bœuf, ancien directeur du Muséum d’histoire naturelle, nous a souvent fait l’honneur de sa visite pour partager son effarement devant la chute de biodiversité.  C’est un drame qui questionne notre capacité à être au monde, affirme ce célèbre biologiste. La distanciation du lien entre la nature et l’homme a commencé au néolithique, quand nous nous sommes mis à cultiver la terre et à élever des animaux. Puis, nous sommes allés trop loin. Savez-vous que des villes entières ont été éclairées à l’huile de baleine ? Que l’on a détruit des forêts millénaires pour les remplacer par des monocultures d’arbres à cageots ? La bonne nouvelle, c’est que nous savons que nous avons passé la limite et que nous allons tout faire pour réparer les erreurs passées.  Car la biodiversité nous protège et nous nourrit. Sans elle, les risques sont énormes pour les générations futures. Notre dividende écologique n’a pas bien sûr la prétention de régler le problème à lui seul. Ce que nous souhaitons en revanche, c’est accompagner les actions de régénération du milieu naturel en lien avec notre métier d’assureur. Avec la Smacl*, nous travaillons au plus près de l’écosystème des collectivités locales. Nous observons à quel point les villes souffrent de la chaleur, ainsi que la facilité avec laquelle elles se laissent envahir par les crues. Ce sont deux points sur lesquels nous souhaitons agir, en partenariat avec les communes exposées au risque. Il faudra redonner de l’espace aux rivières, recréer des méandres. Surélever le bâti si c’est nécessaire, à l’exemple du quartier Matra de Romorantin (41) qui résiste désormais aux inondations. Nous pourrons aussi participer à des actions locales de végétalisation, pour ancrer le sol, retenir l’eau et rafraîchir l’air urbain. À l’image de notre siège social niortais, cultivé sur sol vivant et porteur de nombreuses espèces endémiques, les villes doivent rendre sa liberté à la nature.

* La société mutuelle d’assurance des collectivités locales a rejoint le groupe MAIF en 2022.

Et vous, qu’allez-vous planter ?

Avec son programme de formation 100 % gratuit, la Fondation pour la nature et l’homme vous donne toutes les clés pour planter arbres, haies et arbustes. Chez vous, dans une rue, une école, une entreprise, chez un agriculteur… 

J’agis, je plante