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24 novembre 2022

Joies Sauvages : le média positif de la transition écologique

En résumé

Kern et Mélanie ont plaqué leur vie d’avant pour partir à la rencontre des acteurs de la transition écologique. L’un derrière la caméra, l’autre devant, ils ont créé ensemble un média gratuit et positif pour nous partager leurs découvertes et leur humour. Rencontre avec deux sociétaires azimutés.

Kern et Mélanie
Kern et Mélanie ont tout plaqué pour mettre leur grain de folie au service de la transition écologique.
© Les Joies Sauvages

« Ça rend optimiste de voir que des gens se bougent et que l’on a des moyens d’action. »

Kern Joly n’a pas toujours tenu ce discours optimiste. Avant de sillonner les routes de France pour les Joies Sauvages, l’ex-Parisien était même devenu écoanxieux. « J’ai dévoré tous les cours en ligne de Jean-Marc Jancovici. Ça m’a déprimé. » Face au constat alarmant du dérèglement climatique, il devenait urgent pour lui de passer à l’action, comme pour sa compagne, Mélanie Briée. « J’ai grandi en ville, en appartement. J’avais une envie furieuse de découvrir la campagne et des modes de vie alternatifs. » 

En moins d'un an d'existence, les Joies Sauvages comptent plus de 3000 abonnés sur leur chaîne.
© Les Joies Sauvages

Journalistes sans mode d’emploi

La crise sanitaire et le premier confinement accélèrent tout. Les deux citadins décident de quitter leurs emplois respectifs, dans les médias et l’audiovisuel. S’ils sont familiers avec l’univers, ni l’un ni l’autre ne sont journalistes ou vidéastes. « On s’est dit qu’on allait créer un média, mais on n’y connaissait rien. Comment incarner nos reportages ? Comment transmettre des informations en adoptant un ton léger ? » Car Kern et Mélanie veulent donner de la joie mais surtout, du concret. 
Avant de prendre la route, ils se forment. Pendant que monsieur découvre le monde merveilleux de la vidéo, madame met les mains dans la terre : « J’ai passé un brevet agricole pour apprendre les bases du maraîchage bio notamment. » Des connaissances essentielles pour connaître les rudiments de ce qui sera bientôt l’un des sujets phares de leur média. Mais cela ne suffit pas. « On s’est rendu compte que fabriquer un reportage vidéo prend un temps fou ! » A fortiori lorsque l’on est novice et que l’on travaille dans un bureau roulant…

Kern et Mélanie dans leur van
Le couple de citadins vit désormais dans un van aménagé de six mètres carrés.
© Les Joies Sauvages

Reporters nomades

Pour donner vie aux Joies Sauvages, le couple a quitté Paris, mais aussi son logement. Un nouveau quotidien sans domicile fixe, qui leur permet de passer du temps sur leurs lieux de reportages. « On essaye de rester au moins trois jours pour chaque sujet, voire une semaine. Cela permet de créer du lien avec les personnes que l’on rencontre et d'aborder des questions plus profondes. » Mais la transition d'une vie sédentaire à la « vanlife » ne s’est pas faite sans quelques moments de doutes. « Début janvier 2021, on s’est retrouvés dans notre van – un Renault trafic aménagé assuré MAIF, évidemment ! – pour passer notre première nuit dans un sous-bois en banlieue parisienne. Il faisait moins quatre degrés dehors. On ne connaissait personne dans le monde agricole, on n’avait jamais travaillé ensemble… On s’est dit : mais qu’est-ce qu’on fait là ? » 
Prêts à souffler la première bougie de cette nouvelle vie, Mélanie et Kern ne regrettent rien. À tel point qu’ils ont décidé de repartir pour une deuxième saison. 
 

Kern filme
Quand il ne fait pas le zouave, Kern immortalise les interviews que réalise Mélanie.
© Les Joies Sauvages

De l'habitat à l’assiette

« Notre première saison était consacrée aux habitats alternatifs. » Écolieu, habitat partagé, ferme collective, … Seuls critères à respecter : « une volonté de réduire son empreinte carbone, vouloir se rapprocher du vivant et avoir une dimension solidaire. » Au total, le couple a consacré 8 épisodes à cette thématique. « On se posait beaucoup de questions personnelles sur le sujet, alors on s’est dit qu’on allait nous-mêmes chercher les réponses et en faire profiter tout le monde ! » 
Et comme les deux reporters en herbe ont également de nombreuses interrogations quant aux nouvelles façons de nourrir la planète – et qu’ils aiment beaucoup manger - ils ont décidé pour leur deuxième saison d’aller à la rencontre des ambassadeurs d’une agriculture autrement. Un « rendez-vous en terres agricoles » comme ils le décrivent sur leur page de financement participatif. 
 

Mélanie en pleine interview
Mélanie a appris le rôle d'intervieweuse sur le terrain. Ici sur la ferme des Trois Parcelles dans le Loiret.
© Les Joies Sauvages

Informer en liberté

« On s’est fixé l’objectif de se financer sans faire de partenariats qui pourraient contraindre nos contenus. » Un voeu ambitieux, mais pas simple lorsqu’il s’agit de trouver des sources de revenus. « Avec la vanlife et les joies du montage vidéo, nous avons aussi découvert le monde merveilleux de la constitution de dossiers de subventions ! » Un monde parfois hostile qu’ils espèrent contrebalancer grâce au succès de leur campagne Ulule. 
Également lauréates "Génération Climat" de la Fondation pour la Nature et l’Homme, dont MAIF est partenaire, les Joies Sauvages ont déjà dépassé leur objectif de financement. Prochaine étape : atteindre les 150% de crowdfunding pour proposer des reportages toujours plus qualitatifs et habillés des dessins de l’illustratrice Victoire Gazzola, créatrice de leur logo. 
Sans oublier une bonne dose de blagues potaches, dont on ne se lasse pas. Et vous ?
 

Image à changer

Soutenez les Joies Sauvages !

Pour participer à la campagne de financement de la deuxième saison des Joies Sauvages sur Ulule, c’est par ici.
Pour découvrir leurs reportages, c’est par là.

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