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Tourbière de l’étang d’Avaux

Dans les Vosges méridionales, on restaure une tourbière. Une fois réhabilitée, elle attirera de nombreuses espèces, captera du carbone et améliorera la gestion de l’eau.

  • Restauration de zones humides et cours d’eau

  • Grand Est

  • 2026


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La tourbière de l’étang d’Avaux est un écosystème humide fragile mais au fort potentiel de restauration.© CEN Lorraine

Au Val‑d’Ajol, dans les Vosges méridionales, la tourbière de l’étang d’Avaux est un milieu naturel rare. Composée de bas‑marais, de mares tourbeuses et de prairies humides, elle joue un rôle clé pour la biodiversité, la régulation de l’eau et le stockage du carbone.

Avec le temps, le drainage agricole, la mise à sec de l’étang et le reboisement spontané ont modifié son équilibre. Le sol s’est asséché, la tourbe s’est dégradée et la tourbière a perdu sa capacité naturelle à retenir l’eau. C’est pour stopper cette dégradation que le Conservatoire d’espaces naturels de Lorraine porte aujourd’hui un projet de restauration écologique.

80 000

euros

financés par le Fonds MAIF pour le vivant

159 412

euros

de budget total pour ce projet

1,75

hectare

de surface d'intervention

Objectifs et actions mises en œuvre

Les aménagements passés ont fait baisser durablement le niveau de l’eau. La tourbière s’est asséchée et les sols se sont dégradés. Grâce à ce projet, le niveau de l’eau devrait remonter et se stabiliser. Une condition indispensable au bon fonctionnement de ce milieu.
Pour y parvenir, des drains seront neutralisés grâce à des barrages en bois et des colmatages à base de tourbe. Un système de gestion du niveau d’eau sera aussi installé pour que sa circulation redevienne plus naturelle.

Favoriser la biodiversité des milieux tourbeux

Des coupes sélectives et du broyage limiteront la fermeture progressive du milieu. L’objectif est de maintenir une tourbière ouverte, vivante et fonctionnelle. Ces actions favoriseront le retour d’espèces typiques des tourbières : plantes des zones humides, libellules et amphibiens. 

Agir pour le climat et la ressource en eau

Une tourbière en bon état contribue à lutter contre le changement climatique. En stoppant sa dégradation, le projet va notamment relancer le stockage du carbone dans les sols. Tandis qu’en retrouvant sa fonction "d’éponge", la tourbière pourra mieux retenir l’eau pour réguler les crues et maintenir les débits en période sèche, et améliorer la qualité de l’eau.

Les impacts du projet suivis jusqu'en 2050

En restaurant cette tourbière, le projet aura un impact positif sur la biodiversité, et sur la gestion locale de l’eau. Les travaux devraient débuter en août 2026.

Lauréat de l’appel à projets Fonds MAIF pour le vivant – Nature 2050, ce projet est cofinancé par notre Fonds MAIF pour le vivant. Il intègre le programme de restauration de la biodiversité du Fonds Nature 2050 dont les experts étudieront les effets jusqu’en 2050.

Les acteurs du projet

Porteur de projet : 

  • Conservatoire d’espaces naturels de Lorraine (CEN Lorraine)

Partenaires financeurs : 

  • Agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse
  • Pôle‑Relais Tourbières (Fédération des Conservatoires d’espaces naturels)
  • Conservatoire d’espaces naturels de Franche-Comté (programme LIFE)
  • Fonds Nature 2050
  • Fonds MAIF pour le vivant

Fonds MAIF pour le vivant – Fonds de dotation régi par la loi du 4 août 2008 – 200 avenue Salvador Allende, 79000 Niort.

Fonds Nature 2050 – Fonds de dotation fondé par CDC Biodiversité – 141 avenue de Clichy, 75017 Paris.

Photo d'ouverture : © CEN Lorraine