Alti’Chênes
Dans le Massif central, ce projet expérimental prépare les forêts de demain à résister au changement climatique.
-
Transition agricole et forestière
-
Auvergne-Rhône-Alpes
-
2026
Dans le Massif central, les forêts d’altitude sont en première ligne face au changement climatique. Sécheresses répétées, dépérissement des résineux, risques accrus d’incendies… les paysages forestiers se transforment rapidement. Alors, pour anticiper ces bouleversements, le projet Alti’Chênes fait le pari du vivant.
Pour construire des forêts plus résilientes et plus durables, le Conservatoire d’espaces naturels d’Auvergne accompagne le retour et l’adaptation des chênaies et hêtraies en altitude. Déployé sur 11 communes d’Auvergne-Rhône‑Alpes, le projet intervient sur des sites forestiers expérimentaux, aujourd’hui très dégradés par des coupes rases ou des plantations non adaptées. Les enseignements tirés pourront, à terme, inspirer d’autres territoires confrontés aux mêmes défis.
122 565
euros
financés par le Fonds MAIF pour le vivant
251 833
euros
de budget total pour ce projet
11,5
hectares
de surface d'intervention
Objectifs et actions mises en œuvre
Expérimenter et adapter les forêts d’altitude
Porté par le Conservatoire d’espaces naturels d’Auvergne (CEN Auvergne), le projet Alti’Chênes s’inscrit dans un contexte préoccupant : depuis une dizaine d’années, le Massif central voit ses forêts de résineux dépérir à grande vitesse. Pour faire face à cette situation, Alti’Chênes expérimente une solution innovante : faire migrer des feuillus autochtones en altitude. Cette migration assistée concerne des essences telles que les chênes pubescents, sessiles et pédonculés, ainsi que le hêtre commun, naturellement présents dans la région.
Plus de 9 000 arbres seront plantés et quelque 32 000 glands récoltés pour être plantés. Un projet à forte valeur scientifique et écologique, mais aussi à vocation expérimentale !
Préserver la biodiversité et les services écologiques
Ces expérimentations visent à reconstituer l’écosystème de chênaie et hêtraie européennes, aujourd’hui pris en étau entre la sylviculture résineuse en montagne et le manque d’adaptation climatique en plaine. En diversifiant les essences forestières et les structures de peuplement, le projet va renforcer la résilience des forêts du Massif central. En effet, Les chênaies et hêtraies participent au maintien de services écosystémiques précieux : régulation des températures locales, amélioration de la qualité des sols, diminution des risques d’incendie et stockage du carbone.
Renforcer la résilience des forêts face aux sécheresses et aux incendies
En s’appuyant sur une méthodologie scientifique rigoureuse, le projet teste des solutions concrètes pour réduire la vulnérabilité des forêts aux risques climatiques. Avec ce projet, le Conservatoire d’espaces naturels d’Auvergne et ses partenaires entendent démontrer qu’il est possible de remplacer progressivement des résineux qui dépérissent par des forêts de feuillus : plus diversifiés et plus résistants aux sécheresses, aux incendies et aux aléas climatiques.
Des impacts à suivre jusqu’en 2050
À long terme, Alti’Chênes ambitionne de contribuer au maintien de forêts denses et diversifiées, capables de continuer à jouer leur rôle écologique, climatique et économique malgré les changements à venir.
Lauréat 2026 de notre appel à projets Fonds MAIF pour le vivant – Nature 2050, Alti’Chênes bénéficie d’un cofinancement MAIF et intègre le programme Nature 2050, dédié à la régénération de la biodiversité et à l’adaptation des territoires au changement climatique.
Le projet démarrera en octobre 2026. Ses indicateurs écologiques seront suivis jusqu’en 2050 dans le cadre du programme Nature 2050.
Les acteurs du projet
Porteur de projet :
- Conservatoire d’espaces naturels d’Auvergne (CEN Auvergne)
Les partenaires financeurs :
- CEN Rhône-Alpes
- Fonds vert
- Fonds Nature 2050
- Fonds MAIF pour le vivant
Fonds MAIF pour le vivant – Fonds de dotation régi par la loi du 4 août 2008 – 200 avenue Salvador Allende, 79000 Niort.
Fonds Nature 2050 – Fonds de dotation régi par la loi n° 2008-776 du 4 août 2008 de modernisation de l’économie (Journal Officiel du 5 août 2008), le décret n° 2009-158 du 11 février 2009 et par les statuts du fonds de dotation, dont le fondateur est la société CDC Biodiversité et dont le siège social est situé 141 avenue de Clichy, 75017 Paris.
Photo d'ouverture : © CEN Auvergne