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6 mai 2020

En ville à vélo

À l’heure du déconfinement, les grandes migrations quotidiennes reprennent leur cours. Pour désengorger les transports en commun, beaucoup de villes souhaitent développer l’usage de la bicyclette. Bonne idée, mais des précautions s’imposent !

3 personnes sur une route à vélo, en trottinette et en gyropode
Rouler à vélo ou trottinette : un réflexe citoyen pour le déconfinement. Obligatoire dans les transports en commun, le port du masque est facultatif.
© Darri/MAIF

La bicyclette sera-t-elle la "petite reine du déconfinement", comme le souhaite la ministre des Transports Élizabeth Borne ? Beaucoup d’arguments plaident en faveur de cette vélorution, mais l’élan sera-t-il au rendez-vous ? "En Chine, [au déconfinement] les citoyens ont massivement opté pour la voiture, car les transports en commun sont associés à un risque sanitaire", note Stéphane Pénet, délégué général adjoint de la Fédération française des assurances.

Mobilité des Français : une étude récente

Dans l’attente de la publication décennale de l’Insee, c’est la plus récente étude sur la mobilité des Français. On y apprend notamment que 55 % de nos concitoyens n’ont pas le choix de leur moyen de transport, et que 72 % utilisent leur voiture au quotidien.
 

Nouvelles mobilités et micro-mobilités (Digimind 2019) 

L’argument civique : laisser sa place

Au déconfinement, les transports en commun ne tourneront pas à plein régime. À Paris comme à Bordeaux, on annonce un réseau à 70 % de ses capacités. Et avec les règles de distanciation imposant un mètre carré par passager, les rames verront leur capacité d’accueil divisée par deux ou trois. Il y aura donc une forme de réflexe civique à éviter ces moyens de transport pour les réserver à ceux qui ne peuvent s’en passer. Les opérateurs de transport public, dans une lettre adressée le 30 avril au Premier ministre, indiquent par ailleurs qu’une "forte affluence entraînerait le risque d’arrêt du service et de tensions sociales de la part des personnels (droits de retrait, assignations…)".

L’argument écologique : préserver la qualité de l’air

Pour la qualité de l’air ambiant et l’encombrement urbain, le confinement fut une parenthèse enchantée. Face à la saturation attendue du transport en commun, le report sur la voiture individuelle serait une déception. En France, la plupart des salariés urbains travaillent à moins de 5 km de leur domicile. À vélo, sur terrain plat, c’est l’affaire de 20 minutes. À pied, il faut compter une heure. Dans bien des cas, le trajet domicile-travail permet donc d’accomplir la dose d’activité physique quotidienne recommandée par le corps médical. Et en plus d’être non polluante, la bicyclette occupe six fois moins de place qu’une voiture.
 

50 euros offerts !

Votre vélo dort au garage. Vous pensez le ressortir, mais les pneus sont à plat et les freins sont détendus… L’État prend en charge 50 euros sur les frais de remise en état. Pour bénéficier de ce dispositif, rendez-vous chez un réparateur agréé.

Coup de pouce vélo

Sécurité avant tout

Dans l’attente du déconfinement, les grandes villes de France préparent en urgence des bandes cyclables provisoires. Les bicyclettes et trottinettes circuleront ainsi à l’abri du trafic automobile. Quoi qu’il en soit, le cycliste est un usager de la route très vulnérable. Il lui appartient de ne pas se mettre en danger, comme il est de la responsabilité des automobilistes de prendre garde aux citoyens sur deux-roues. Et notamment, de leur céder le passage quand cela est requis et de les dépasser avec une marge de sécurité d’un mètre (1,50 m sur une route). Le port du casque, obligatoire jusqu’à l’âge de 12 ans, est plus que conseillé ! Le site Certimoov, soutenu par la Fondation MAIF, a sélectionné pour vous les meilleurs modèles. Si vous êtes novice, vous pouvez prendre des cours de conduite dans l’une des 133 vélos-écoles de la Fédération des usagers de la bicyclette : la première heure est offerte dans le cadre du dispositif d’État Coup de pouce vélo.
 

Éviter l‘accident

Circuler à vélo, c’est souvent un joli moment de la journée. N’hésitez pas à choisir un itinéraire pittoresque, si possible à l’abri des voitures et camions. Pensez aux équipements obligatoires, respectez les règles de sécurité et tout devrait se passer pour le mieux.

La sécurité à vélo

Protégez votre monture

400 000 bicyclettes sont volées chaque année en France. Aucune n’est à l’abri.
Les plus chères ne sont pas forcément les plus exposées. Au contraire, un vélo banal est facile à receler et revendre. Encore plus exposés, les accessoires amovibles (batterie, éclairage, sonnette, pompe, siège-enfant…) peuvent être détachés pendant le stationnement. La Fédération des usagers de la bicyclette préconise d’investir dans l’antivol en choisissant impérativement un modèle en U. Bien qu’il soit lourd et encombrant, c’est le seul à résister aux voleurs ! Le vélo est attaché à chaque stationnement, y compris dans un local. Le U attrape le cadre et un point fixe solide, serrure tournée vers le bas.
Pensez aussi à attacher un vélo loué : en cas de vol, une caution pourra vous être réclamée (150 euros pour un Vélib’ parisien).
 

Faut-il assurer votre vélo ?

Les vélos, qu’ils soient classiques ou à assistance électrique, sont couverts par votre contrat Assurance Habitation MAIF.
Votre responsabilité civile est couverte, notamment si vous causez un dommage à autrui.
Sachez également que vous serez indemnisé si votre bicyclette est volée à votre domicile par effraction, ruse ou agression.
Si le vol a lieu en dehors de chez vous, l’intervention MAIF dépend du contrat Assurance Habitation que vous détenez : l’option biens nomades, incluse dans la formule 3, est optionnelle en  formule 2. Dans tous les cas, une franchise sera déduite du montant de l’indemnisation.

Si vous êtes victime d’une chute sans tiers responsable, la prise en charge de vos blessures relève de votre assurance corporelle. Celle de MAIF, Praxis Solutions, prévoit de solides garanties financières (frais de soins, indemnisation en cas d’arrêt de travail…)  et des services d’assistance.
 

Et la trottinette électrique ou l’hoverboard ?

Les nouveaux engins de déplacement personnels motorisés – trottinette électrique, mono-roue, hoverboard, …- représentent une autre façon de se déplacer rapidement et librement. À propulsion électrique, ils sont considérés comme des véhicules à moteur. Leur assurance est obligatoire et une assurance corporelle est vivement recommandée.

OFFRE MAIF

Trottinettes électriques… : l’assurance MAIF

MAIF vous propose deux formules au choix (au tiers et tous risques). Vous trouverez également les règles d’usage et les consignes de sécurité propres à ces véhicules.

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