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Le bac mis en examen

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Chaque année, c’est la même course contre la montre pour des milliers d’élèves qui veulent être prêts le jour J, celui de l’examen du baccalauréat. Chacun sa méthode mais un seul but : décrocher ce précieux sésame, qui représente à la fois l’obtention d’un premier diplôme et un passage obligé pour les études supérieures. Etudiant modèle ou bachoteur de dernière minute, comment les élèves s’y préparent-ils concrètement ?

Cette ébullition ne reste toutefois pas circonscrite à la sphère étudiante : les parents sont aussi en première ligne, suivant (ou subissant) au quotidien la préparation de leurs enfants au bac. L’échéance du baccalauréat suscite-t-elle également du stress chez les parents ?

Les enseignants sont le dernier maillon indispensable à la préparation des élèves. Comment perçoivent-ils leur rôle dans ce moment clé de la vie étudiante ?

Pour finir, le baccalauréat, véritable institution française, ne cesse ces dernières années d’être remis en questions. Le baccalauréat est-il aujourd’hui un examen important pour réussir professionnellement ? Doit-il être transformé ?

Autant de questions que se sont posées La MAIF, Le Monde et RTL, qui ont souhaité mettre en place un dispositif d’enquête inédit sur le sujet, en décidant de donner la parole aux trois populations directement concernées par la préparation du baccalauréat : les élèves, les parents d’élèves et les professeurs de Première ou de Terminale.

 

► Le bac, un examen important mais qui a moins de valeur et dont l’évolution est plébiscitée

  • Elèves, parents et enseignants sont unanimes : le baccalauréat est aujourd’hui un examen important pour réussir professionnellement (respectivement 98%, 97% et 98%).
  • Néanmoins, la valeur du baccalauréat est aujourd’hui remise en question. Elèves, parents et professeurs s’accordent à dire que cet examen a moins de valeur aujourd’hui qu’il y a 20 ans (respectivement 81%, 83% et 87%).
  • Face à ces critiques, une transformation du baccalauréat est plébiscitée. Elèves, parents et enseignants privilégient une transformation de cet examen (respectivement 85%, 85% et 60%). On note toutefois que l’évolution souhaitée est majoritairement partielle (seule une partie de l’examen devant être effectuée en contrôle continu) qu’entière.

► Un examen qui suscite un niveau de stress important…

  • L’échéance du baccalauréat engendre un niveau de stress important. Les élèves déclarent massivement se sentir stressés à l’approche de l’examen (65%). La tension est également palpable chez les parents, près d’un sur deux se déclarant être stressé à l’approche de l’examen (49%).
  • Les parents demeurent une source d’encouragement à l’approche de l’examen. Une large majorité des élèves considère que leurs parents sont davantage une source d’encouragement (74%) que d’angoisse. On note toutefois que le niveau de stress qui peut être généré par les parents n’est pas non plus négligeable, un enfant sur quatre s’en plaignant (26%).
  • Le sujet du baccalauréat est loin d’être tabou dans le cadre familial. La quasi-totalité des élèves comme des parents déclarent évoquer le sujet du bac à la maison (96% et 97%). Même si dans la grande majorité des cas, le sujet est abordé dans le calme, il n’en reste pas moins que pour près d’un tiers des élèves (30%) ou des parents (27%), l’évocation de ce sujet en famille est source de tensions.

►…qui s’explique par des révisions tardives et un manque de régularité

  • A la mi-mars, l’échéance du bac est présente dans tous les esprits. Elle paraît proche pour une large majorité des élèves (76%), et encore davantage pour les parents (81%) et les enseignants (85%). En revanche, on note qu’un quart des élèves considère que cette échéance est encore lointaine (24%).
  • Pour autant, le démarrage des révisions n’est pas encore généralisé. A la mi-mars, seuls 58% des élèves déclarent avoir commencé à réviser leur examen, alors qu’ils sont 76% à considérer que l’échéance du baccalauréat est proche. Ce décalage entre le démarrage des révisions et l’approche de l’échéance influe inexorablement sur le niveau de stress des étudiants.

 

  • Les enseignants ont conscience que les révisions se font tardivement et le déplorent. 55% des enseignants considèrent que seulement une partie de leurs élèves ont débuté leurs révisions à la mi-mars, seuls 14% estimant que la plupart d’entre eux s’y sont mis. De fait, la très grande majorité de la profession considère qu’ils s’y prennent tard pour réviser leur examen (81%).
  • Dans les faits, les vacances de février ou celles de Pâques marquent le coup d’envoi des révisions. Les élèves qui déclarent avoir déjà commencé à réviser leur examen sont une majorité à avoir débuté leurs révisions à partir des vacances de février (51%). Les élèves n’ayant pas encore entamé leurs révisions comptent majoritairement le faire à partir des vacances de Pâques (70%).
  • Dans leurs révisions à proprement parler, les élèves manquent de régularité et privilégient les matières à forts coefficients. Six élèves sur 10 avouent réviser le baccalauréat par à-coup (ex. pour les bacs blancs) (60%). Par ailleurs, une majorité des étudiants opte davantage pour des révisions stratégiques, 58% d’entre eux privilégiant les matières à forts coefficients.

► L’implication de l’élève et la régularité de son travail, principales clés de la réussite au bac

  • Les enseignants ont tendance à considérer que la réussite de leurs élèves au bac relève davantage du travail de l’élève que de leur propre apport. Près de 9 enseignants sur 10 attribuent la réussite d’un élève au baccalauréat à son travail et à son implication (89%). Seule une minorité plébiscite l’apport du professeur en termes de connaissances et de méthodes (11%) dans la réussite à l’examen.
  • Cet enseignement se traduit également dans la mission que s’octroient les enseignants, qui est en priorité celle de transmettre du savoir. Une large majorité des enseignants considère que leur principale mission en Première ou en Terminale est de transmettre du savoir à ses élèves (84%), seule une minorité évoquant le fait de leur faire avoir le bac (16%). Ici aussi, les enseignants considèrent qu’ils ne sont pas garants de la réussite de leurs élèves, leur principale mission étant de développer leur niveau de connaissance.
  • Travailler régulièrement toute l’année est de loin la principale clé de la réussite au baccalauréat. Elèves, parents et enseignants s’accordent sur le fait qu’avoir travaillé régulièrement toute l’année est la première condition pour réussir son baccalauréat (respectivement 84%, 95% et 96%). Les élèves comme les parents privilégient ensuite le fait d’avoir eu de bons professeurs (79% et 82%), élément toutefois nettement moins mis en avant par les professeurs eux-mêmes (60%). Evoluer dans un environnement familial stable rejoint le trio de tête, condition davantage mis en exergue par les professeurs (65%) que les parents (49%) ou les élèves (38%).

A noter que cette étude inédite réalisée par Ipsos/CGI pour LA MAIF, Le Monde et RTL,à l’occasion de la parution en kiosque de la collection « Réviser son bac avec Le Monde » est l’objet :

  • Dans Le Monde de mercredi 10 avril daté 11 et sur Le Monde.fr d’un dossier spécial
  • Sur RTL :
    - de sujets et reportages diffusés mercredi 10 avril dès 4h30 dans RTL Matin de Stéphane Carpentier (4h30/7h), ainsi que dans la Matinale de Laurent Bazin (7h/9h30).
    - d’une émission spéciale de « On est fait pour s’entendre » présentée par Flavie Flament le mercredi 17 avril (15h/16h) avec Maryline Baumard, responsable du pôle éducation au Monde.
    - d’un dossier spécial sur rtl.fr
  • d’une conférence, organisée mercredi 10 avril à 10 heures au siège du Monde par LA MAIF et  Le Monde, en partenariat avec RTL.
    Une rencontre  animée par Maryline Baumard, responsable du pôle éducation au Monde  en présence de Brice Teinturier, directeur général délégué d’Ipsos France,  Michel Fize, sociologue et auteur du Bonheur d’être adolescent, Eric Charbonnier, expert à la direction éducation de l’OCDE, et Samuel Lepastier, directeur de recherche au Centre d’études de psychopathologie et psychanalyse (CEPP), Université Paris Diderot – PRES Sorbonne Paris Cité, membre de la Société psychanalytique de Paris, Psychiatre.

Cette conférence pourra être suivie en direct ou en différée sur www.youtube.com/educparentsprofs.  

A noter que LA MAIF, fidèle à son engagement citoyen en faveur de "l'éducation pour tous" s'investit au sein de la sphère éducative pour proposer aux parents et  aux enseignants un ensemble de solutions éducatives accessibles à tous. Elle promeut aussi une certaine culture du débat et de la réflexion collective en organisant régulièrement partout en France des conférences en lien avec son engagement sociétal.

Note méthodologique : Trois enquêtes ont été réalisées du 14 au 22 mars 2013 par internet via l’Access Panel d’Ipsos auprès d’un premier échantillon de 610 élèves de Première ou de Terminale (échantillon représentatif – méthode des quotas : sexe, profession de la personne de référence du foyer, région, catégorie d’agglomération, niveau et filière d’étude), d’un deuxième échantillon de 406 parents d’élèves de Première ou Terminale (échantillon représentatif – méthode des quotas : sexe, âge, profession de la personne de référence du foyer, région et catégorie d’agglomération) et d’un troisième échantillon de 407 enseignants de Première ou Terminale (échantillon représentatif – méthode des quotas : sexe, âge, académie et type d’établissement).

 

Tous les tableaux de résultats sont disponibles dans la pièce jointe de ce mail et sur le site www.ipsos.fr.
 

Contacts :

La MAIF – Sylvie Le Chevillier - 05 49 73 75 60 - sylvie.lechevillier@maif.fr
Le Monde –Anne Hartenstein- Tél : 01 57 28 26 75 - 06 85 57 64 19  hartenstein@lemonde.fr
RTL – Geneviève BAdiou – Tél : 01 40 70 42 93 – genevieve.badiou@rtl.fr
Ipsos – Brice Teinturier  – Tél. : 01 41 98 90 93 – brice.teinturier@ipsos.com

 

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