entreprise.

Le projet Internes lauréat 2020 du prix MAIF pour la sculpture

5 juillet 2020

Le jury du Prix MAIF pour la sculpture 2020 a choisi son lauréat : le duo d’artistes Grégory Chatonsky et Goliath Dyèvre et son projet Internes. La formule, renouvelée cette année, proposait aux artistes d’explorer les technologies actuelles pour les mettre au service de leur propos artistique et/ou de leur processus de création. 

Le projet de sculpture lauréat

Les autres finalistes 2020

Internes, le projet de sculpture lauréat 

Élu par un jury indépendant réuni virtuellement, le duo d’artistes Grégory Chatonsky et Goliath Dyèvre est le lauréat de la nouvelle formule du Prix MAIF pour la sculpture 2020. 

La sculpture proposée par les artistes constitue un véritable défi technique par l’usage inédit de l’impression 3D béton, associé à la réalité augmentée. Ce projet mi-matériel mi-numérique sera développé dans les prochains mois pour aboutir à la production d’une sculpture en deux exemplaires grâce à la dotation de 40 000 euros et à l’accompagnement dédié offerts par la MAIF. 

Le Prix MAIF pour la sculpture permettra au duo lauréat de réaliser son projet artistique en usant de technologies innovantes d’une manière non pas instrumentale mais narrative et imaginative. L’objectif étant de voir ce que l’art fait à l’innovation plutôt que ce que l’art fait de l’innovation. 

« Notre projet interroge la relation entre les humains, les techniques et le monde qui les entourent. Internes se présente comme la documentation d’un avenir où l’humanité serait parvenue à sortir du cercle de l’extraction, de la production et de la consommation en séparant la matière de la forme par le biais de la réalité augmentée », expliquent les artistes. 

Simulation d'une sculpture

Le duo lauréat va désormais approfondir le développement de son projet et se lancer dans la production de la sculpture en deux éxemplaires. Il sera accompagné à chaque étape par le partenaire technique qu'ils auront choisi et les équipes du prix. 

C'est l'une des particularités de la dotation de notre prix : outre le soutien financier - une enveloppe de 40 000 euros dédiée au développement du projet et à la production de la sculpture en deux exemplaires -, le lauréat bénéficie de l'appui d'experts et d'acteurs économiques. Ainsi que d'un accompagnement personnel, pédagogique et médiatique.

La naissance du monde Internes

La sculpture en béton et aluminium réalisée dans le cadre du prix MAIF pour la sculpture représente le premier fragment du projet de Grégory Chatonsky et Goliath Dyèvre, et la naissance du monde Internes.

Ce premier fragment sera imprimé en béton, grâce à la technique de l’impression 3D béton, développée spécifiquement par les artistes pour ce projet. À partir de cette première réalisation, d'autres fragments du monde se déploieront. Ils pourront chacun être exposés de façon autonome ou être assemblés dans un même espace selon une logique modulaire.
Chaque sculpture est activée par le visiteur grâce à son téléphone portable, dévoilant une augmentation virtuelle qui vient transformer l’œuvre et compléter l’objet matériel par une image numérique. Des modules complémentaires en aluminium sont posés sur ces fragments en béton. En les maniant, le visiteur voit apparaitre une forme organique en réalité augmentée. 

En parallèle du Prix MAIF pour la sculpture, deux dispositifs réalisés par les artistes viendront ponctuellement compléter la narration de la sculpture et participer à son activation : des performances et un film. 

Les finalistes 2020 

Le jury du Prix MAIF pour la sculpture avait choisi les quatre artistes finalistes de son édition 2020 parmi quelque 170 dossiers. Outre le duo lauréat, Léonard Martin, Hugo Servanin et Virginie Yassef étaient en compétition ce prix 2020. Les sociétaires et collaborateurs MAIF ont pu voter pour leur projet préféré, et le résultat de ce vote a compté pour une voix pleine et entière dans le jury final pour choisir le lauréat.

sculpture-alma-leonard-martin.pngAlma, de Léonard Martin

Grâce à une technologie, cet automate de verre, divinité des temps modernes, peut programmer ses mouvements et, ainsi, s'émanciper de son créateur. Cette sculpture animée, dont la transparence laisse apparaitre l’intérieur de la machinerie, revisite le thème historique du rapport de l’artiste à son œuvre à l’heure du transhumanisme.

prix-sculpture-2020-finaliste-hugo-servanin.pngAthéna, de Hugo Servanin

Pour ce projet, l’artiste Hugo Servanin souhaite convertir une intelligence artificielle numérique en circuits électriques pour créer un système nerveux artificiel. Une réflexion sur les liens qui existent entre le corps et les représentations qu’on en fait.

 

prix-sculpture-2020-finaliste-virginie-yassef.jpgSoleil City, de Virginie Yassef

L’artiste donne la parole à la nature de manière théâtrale avec ce dispositif sonore et sensoriel : une branche ventriloque s’animera et entamera devant le public un monologue autobiographique, accompagné d’une vidéo comme le reflet de ses pensées. 

 

En savoir plus sur : 

Le Prix MAIF pour la sculpture

Les lauréats des années précédentes

Complément
d'information

MAIF Ekiden de Paris : le 3 novembre, 10 000 coureurs mais moins de déchets

Le 3 novembre 2019, au pied de la Tour Eiffel, 10 000 coureurs s’élanceront pour courir le MAIF Ekiden de Paris. Un marathon en équipe et en relai, accessible à tous, et pensé pour limiter les déchets.

Fondation MAIF a 30 ans

La Fondation MAIF pour la recherche a déjà soutenu plus de 150 projets depuis sa création en 1989. Sa mission : comprendre les risques grâce à la recherche scientifique, apporter des solutions pour mieux les prévenir, et restituer cette connaissance au plus grand nombre.

Covid : initiatives makers

Dès le début de la crise sanitaire, des fablabs et makers de tous bords se sont mis au service des soignants et des hôpitaux, jusqu’à réparer du matériel médical. Notre mutuelle accompagne le Réseau français des fablabs pour l'aider à structurer le mouvement pour gagner en efficacité.

Partager